Vous êtes ici :

Réservé aux membres

En ligne

Total 1 user online on this page

Communiqué du président du CAPES externe d’espagnol

Le nouveau président du CAPES externe d’espagnol, Jacques Terrasa, et son directoire (ses vice-présidentes : Dolorès Beauvallet, Sylvie Bouffartigue et Isabelle Prat-Steffen, et son Secrétaire général, Frédéric Brévart) se réjouissent de prendre la direction d’un concours aux épreuves équilibrées. L’écrit permet toujours de vérifier la maîtrise des savoirs et savoir-faire fondamentaux pour un hispaniste, avec une composition basée à présent sur un solide programme de littérature et civilisation, et une traduction qui pour cette année encore reste centrée sur un texte unique. Les linguistes que nous sommes continuent de demander un retour à une évaluation des compétences en traduction à partir de deux textes, thème et version. L’une des nouvelles questions d’écrit inscrites dans le programme du concours, publié le 25 avril 2014, porte sur un film, Barrio (1998). C’est bien le DVD qui figure comme œuvre au programme, mais il est cependant précisé que le dossier présenté aux candidats pour la composition écrite serait constitué d’un extrait du découpage (à ne pas confondre avec le scénario), associé à des documents hors programme. En effet, seul ce découpage technique, qui propose, en plus des dialogues, le repérage des plans, des durées, des cadrages, des mouvements de caméra, des éléments de la bande son, etc., permet aux candidats de retrouver les éléments formels et narratifs étudiés durant l’année de préparation, qu’ils combinent avec les autres documents pour construire la problématique du dossier en résonnance avec la notion donnée. Les préparateurs, qui sont formés à l’étude d’une œuvre cinématographique, sauront proposer à leurs étudiants le découpage des extraits filmiques qu’ils ont choisis pour la constitution des dossiers sur lesquels ils travaillent — et cela même si ce découpage intégral ne devait pas être disponible.
En ce qui concerne les nouvelles épreuves d’oral,

elles se sont très bien déroulées durant la session 2014. Elles sont équilibrées, avec une première moitié en espagnol qui porte sur les connaissances disciplinaires, et une seconde moitié en français qui porte sur la dimension professionnalisante du concours. L’épreuve orale n° 2 est une épreuve d’entretien avec une première partie intitulée « compréhension orale ». Les séquences audio-visuelles qui ont été proposées ont permis de vérifier les aptitudes des candidats à repérer des thématiques portant sur des aspects très variés des mondes hispanophones contemporains. Même si les aspects formels ne sont pas à négliger, il ne s’agit pas ici d’une analyse filmique, comme celle que l’on attend dans l’épreuve de mise en situation professionnelle lorsqu’un extrait de film est donné. Ce qui importe d’abord, c’est de vérifier que le candidat a compris le document (« compréhension littérale de l’explicite et compréhension fine de l’implicite », écrit Caroline Pascal, l’ancienne présidente du concours, dans le rapport 2014, outil précieux pour tous les candidats), qu’il sait le contextualiser et le mettre en perspective. L’étude formelle n’a donc d’intérêt que dans la mesure où elle contribue à cette compréhension. De même, il ne s’agit pas d’une épreuve de composition, et l’on n’exigera pas des candidats qu’ils dégagent une problématique, même si des axes de lectures sont toujours utiles pour bien construire un exposé.
Enfin, le jury 2015 sera largement constitué des collègues qui ont participé aux deux sessions 2014, l’exceptionnelle et la normale, basée sur les nouvelles épreuves. Néanmoins, les besoins pour la session 2015 étant nécessairement bien moindres que pour la double session 2014, le nouveau président sera conduit à réduire la taille du jury et pour ce faire, il tiendra compte avant tout de l’équilibre entre les différents corps : enseignants du supérieur, de CPGE, du secondaire et inspecteurs. Cet équilibre retrouvé dans un jury revenu à ses proportions normales, devrait être atteint en deux ans.